La Croix de Saint Benoît, première partie du chapelet de la Sainte Messe

Publié le 8 Octobre 2013

On peut lire dans le 1er message donné au petit enfant de la Divine Volonté que le chapelet de la Sainte Messe débute avec la Croix de Saint Benoît. Le but de cet article est d’en apprendre un peu plus sur cette croix de Saint Benoît et sur son importance :

« Comme pour les autres chapelets, ce chapelet débutera par Ma Croix. Il s’agira de la Croix de Saint Benoît. C’est dans cette croix que vous puiserez toutes les forces nécessaires pour vivre Mon Dimanche face aux luttes quotidiennes et incessantes visant à le détruire. Ma Croix, le signe de la Croix, fait avec foi, chasse le Mauvais. Faites–le souvent et plusieurs fois dans la journée. Signez-vous et tracez souvent sur le front de vos enfants Mon signe de Croix. Ma Croix de Saint Benoît, aimez-là, elle est vitale. Apprenez bien les prières qui constituent la Croix de Saint Benoît, mes enfants, car elle contient un exorcisme qui chasse le Mauvais. N’oubliez pas, en vos temps, mes petits, que cette Croix peut et doit être utilisée pour la confession des péchés des mourants, et le baptême des personnes si aucun prêtre n’est présent et que la nécessité oblige que vous réalisiez cet acte. Je vous préviens encore maintenant que cette Croix sera de grande utilité prochainement et que des milliers d’âmes seront ainsi sauvées. »

L'ORIGINE EXACTE DE LA MÉDAILLE nous est mal connue; ses principaux éléments (la croix et les inscriptions) remontent au XIVème siècle, et dans un évangéliaire enluminé provenant d'un monastère bavarois, on les trouve associés à saint Benoît.

La médaille elle-même n'est attestée que vers le milieu du XVIIème siècle, et les Filles de la Charité l'adoptèrent alors pour leur chapelet. Mais depuis fort longtemps, les fidèles ont eu une grande confiance dans le pouvoir de la Croix et dans la protection de saint Benoît. Saint Grégoire-le-Grand, son biographe, ne rapporte-t-il pas en effet que plusieurs fois, le saint Patriarche triompha du démon et de ses suppôts par un simple signe de croix ? Les premiers disciples du saint, saint Maur et saint Placide, imitèrent leur maître, et après l'avoir invoqué, accomplirent eux aussi des miracles au moyen du signe de la croix.

Au IXème siècle, le futur saint Léon IX est guéri miraculeusement d'une mystérieuse maladie après l'intervention de saint Benoît tenant une croix de sa main droite. C'est ainsi que le signe du Salut et l'invocation à saint Benoît furent associés par la dévotion des siècles de foi.

Mais la raison profonde de ce rapprochement doit être recherchée dans le plan du salut que Dieu réalise à travers les siècles. Notre-Seigneur Jésus-Christ est au centre de ce plan: par sa mort sur la croix, il a arraché l'humanité au pouvoir de Satan et l'a fait entrer dans le royaume de son Père. Puis, pour répandre sur les hommes de tous les temps les fruits de sa Passion, le Christ a voulu utiliser le concours de ses disciples; munis du signe de la croix, ceux-ci obtiennent du Seigneur la puissance nécessaire pour combattre les ennemis de l'Évangile. Parmi ces disciples au Vème siècle, saint Benoît a un rang éminent: en effet, le monachisme bénédictin a puissamment contribué à répandre la foi et la civilisation chrétiennes dans toute l'Europe, et par l'Europe, dans le monde entier. On comprend alors que le Seigneur ait voulu glorifier saint Benoît pendant sa vie en lui accordant de faire de nombreux miracles par le signe de la croix, et que, pour continuer l'œuvre du Salut, il veuille se servir du Père des moines d'Occident, associé à l'image de la croix, ainsi que le présente la médaille.

Saint Benoît nous invite à trouver un équilibre entre la prière et le travail, tout en s'efforçant de rester actif. Avoir une hygiène de vie bien équilibrée, voilà une démarche de foi que tout un chacun peut prétendre acquérir, avec pour but ultime de trouver (ou plutôt d'observer) Dieu dans nos vies.

LE PORT DE LA MÉDAILLE DE SAINT BENOÎT, que de nombreux faits merveilleux et bienfaisants ont recommandé depuis le XVIIème siècle, a pour effet de nous placer sous la protection spéciale de saint Benoît. Dom Guéranger, qui a restauré l'Ordre bénédictin en France, a rassemblé au siècle dernier de nombreux témoignages du pouvoir de la médaille: influences diaboliques repoussées, conversions subites et inattendues, guérisons corporelles, protection dans les dangers, bienfaits à l'égard des animaux domestiques, etc. Ce sont des grâces que peuvent demander à saint Benoît ceux qui portent la médaille. Mais, comme pour l'usage de tout objet de piété, l'obtention de la grâce dépend ici à la fois des dispositions intimes de celui qui y recourt, et de la Providence divine: la médaille n'est pas un talisman dont il faudrait attendre une protection automatique. Le moyen radical et nécessaire de se trouver dans une parfaite sécurité, c'est d'être dans l'amitié de Dieu, grâce à une vie de foi, d'espérance et de charité, par l'accomplissement des devoirs religieux (prière, Messe dominicale, réception des Sacrements) et des devoirs d'état. Si nous sommes dans ces conditions, et si une épreuve difficile à surmonter se présente, la dévotion à la médaille pourra providentiellement nous en délivrer. Mais encore faut-il que Dieu veuille cette délivrance, car pour nous sanctifier, il permet certaines souffrances et même des vexations diaboliques. Celles-ci, en fait. ne peuvent nous nuire réellement (au plan spirituel) si nous sommes unis à Dieu par la grâce sanctifiante.

   Il ne faut pas, d'ailleurs, attribuer tout malheur qui nous survient à une influence diabolique, ni même le juger trop vite insurmontable par nos propres forces. Souvent, nous sommes nous-mêmes la cause de nos maux, par notre négligence, notre imprudence et nos fautes. Nous en serons plus efficacement délivrés par un courageux effort sur nous-mêmes. Ici encore, cependant, la médaille de saint Benoît, portée avec foi et piété, nous sera d'un grand secours et le saint Patriarche nous aidera à triompher de nos vices et à progresser dans la vertu.

Cette médaille, véritable sacramental donc, est un "outil de la foi", qui doit "se porter avec foi", et se "vivre avec foi". Elle est là pour nous rappeler quotidiennement notre attachement au Christ Sauveur, et aussi pour nous aider à lutter, par la prière et les invocations aux Saints (notamment Saint Benoît), aux divers tentations de notre monde.

EXPLICATION DES INITIALES

   La médaille de saint Benoît porte une croix et un ensemble de lettres. Au-dessus de la croix on trouve soit le monogramme I H S - ce sont les trois premières lettres du nom de Jésus en grec - soit le mot P A X (la paix) qui est comme la devise de l'Ordre bénédictin.

Entre les branches de la croix: les initiales C S P B, CRUX SANCTI PATRIS BENEDICTI (Croix du saint Père Benoît)

Sur les branches de la croix:

C S S M L , CRUX SACRA SIT MIHI LUX (Que la sainte croix soit ma lumière)

N D S M D, NON DRACO SIT MIHI DUX (Que le dragon ne soit pas mon guide)

En bordure:

V R S N S M V , VADE RETRO SATANA , NUMQUAM SUADE MIHI VANA (Retire-toi, Satan, ne me conseille jamais tes vanités)

S M Q L I V B, SUNT MALA QUAE LIBAS , IPSE VENENA BIBAS (Le breuvage que tu offres, c'est le mal; bois toi-même tes poisons).

On suppose que les paroles de cette inscription sortent de la bouche de saint Benoît lui-même ; les premières lors d'une très forte tentation dont il fut affligé comme jeune ermite dans la grotte de Subiaco et dont il triompha par le Saint Signe de la Croix ; les autres alors que ses ennemis lui présentèrent une boisson empoisonnée qu'il reconnut en faisant le signe de la croix sur le récipient qui en éclata en morceaux.

Ces paroles d'exorcisme opposèrent aux artifices du démon ce qu'il craint le plus : la Sainte Croix, le Saint Nom de Jésus et les propres paroles de Notre Seigneur : « Retire-toi, Satan » dans les tentations, et enfin en souvenir des victoires gagnées par saint Benoît contre le dragon diabolique.

Des faits innombrables confirment que le pieux usage de cette médaille, tout en invoquant saint Benoît, a valu aux fidèles de tous les temps des grâces extraordinaires de corps et d'âme et les a surtout protégés contre les maladies, le poison, les dangers et les tentations de toute nature.

Chaque fois que la Médaille ou la Croix-Médaille de Saint Benoît sont utilisées à ces fins déterminées, la tradition invite à réciter 5 glorias au Père à la Passion de Jésus, 3 Ave Maria à la Bienheureuse Vierge Marie et un Notre Père à Saint Benoît. Il est bon de réciter ces prières tous les jours pour pouvoir entrer plus profondément dans l’esprit de la dévotion.

Attachons-nous tout particulièrement à cette dévotion de la Croix de Saint Benoît. Aimons la Croix aimons le Christ par-dessus tout ! Regardons souvent cette Croix de Saint Benoît qui orne le chapelet de la Sainte Messe, elle nous aide à penser au Christ Jésus toujours présent en nous. Ecoutons-le. Que Dieu soit tout en tous !

Rédigé par Divine Volonté

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